Ce n’est un secret que les problèmes de santé mentale sont plus répandus que jamais de nos jours. La Semaine de sensibilisation à la santé mentale nous rappelle que nous devons continuer à parler des problèmes auxquels nous sommes confrontés afin d’obtenir le soutien et la compréhension dont nous avons besoin. Selon la Commission de la santé mentale du Canada et le CDC, près de 50% des adultes feront face à un problème de santé mentale au cours de leur vie. Malgré cela, beaucoup ne savent toujours pas comment avoir des conversations aussi privées et difficiles.

Si vous faites face à un problème de santé mentale pour la première fois, comment en parlez-vous exactement?

La première étape consiste à identifier ce qui se passe. Comme toute maladie physique que nous pourrions éprouver, nous aurions besoin de savoir ce que nous vivons afin de comprendre de quel traitement, soutien ou assistance nous pourrions avoir besoin. C’est probablement l’une des principales raisons pour lesquelles l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM) a choisi cette année le thème « mettons les mots sur ce que nous ressentons. ». Ils utilisent le #ParlerPour Vrai pour mettre fin à la stigmatisation et comprendre ce que vous ressentez (https://cmha.ca/fr/).

En reconnaissant la condition que nous pourrions vivre, ainsi que les émotions qui y sont associées, est une première étape importante. Il n’est pas surprenant que, ces derniers temps, de nombreux Canadiens se disent tristes, anxieux, ennuyés, stressés et seuls. La pandémie a certainement eu une influence sur nous, et il est raisonnable de s’attendre à ce que beaucoup d’entre nous se sentent de cette façon. Avoir une bonne santé mentale ne signifie pas se sentir heureux ou positif tout le temps. Une bonne santé mentale consiste à comprendre et à réguler nos émotions. Se sentir triste lorsque vous vivez une situation triste n’équivaut pas à une mauvaise santé mentale. C’est une réaction humaine normale. Rester triste et être incapable de vous sortir de cet état au fil du temps peut cependant indiquer un problème de santé mentale qui devrait être résolu.

Nous savons que les niveaux d’anxiété et de stress pour beaucoup d’entre nous sont extrêmement élevés. Puisque le stress le l’anxiété partagent un bon nombre des mêmes symptômes physiques et émotionnels, il est parfois difficile de reconnaitre la différence entre les deux. Par exemple, les deux conditions peuvent causer des maux de tête, un manque de sommeil, une inquiétude excessive, un rythme cardiaque rapide etc.

Afin d’identifier et de discuter de nos problèmes, nous devons nous assurer que nous comprenons ce que nous vivons. Une très brève comparaison serait que le stress a tendance à être temporaire et que l’anxiété peut être plus permanente. Lorsque nous éprouvons de l’inquiétude sans cause évidente ou que nous continuons à remarquer des symptômes physiques et émotionnels qui causent des troubles importants dans notre vie (sociale, familiale, professionnelle, etc.), cela peut être une condition d’anxiété plutôt qu’un stresse élevé.
(Pour plus d’informations sur la différence entre le stress et l’anxiété, veuillez voir: Anxiete Stresse Angoise Clinique Psychologie Quebec.)

Une fois que nous avons identifié et nommé nos problèmes de santé mentale et les émotions que nous ressentons, il est temps d’en parler. La prochaine étape logique serait de parler à quelqu’un en qui nous avons confiance de ce que nous ressentons. Cela peut être un ami, un membre de la famille, un professionnel de la santé mentale, etc. Choisir quelqu’un qui sera empathique et compréhensif peut être stressant en soi. Certaines personnes ne savent tout simplement pas comment parler de ces problèmes, et beaucoup ont peur de dire la mauvaise chose en aidant un être cher à traverser une période difficile. Bien que cela puisse sembler dissuasif, il est important de se rappeler que plus nous parlons de nos sentiments et de nos expériences, mieux les autres comprendront.

Lorsque nous rencontrons des problèmes de santé mentale courants, tels que la dépression et l’anxiété, avoir des conversations intenses sur nos expériences peut être intimidant. Ils peuvent également être nécessaires. Parler de vos difficultés avec un membre de la famille peut permettre une harmonie à la maison. Discuter de vos besoins et de vos limites avec votre patron pourrait entraîner des accommodements au travail et une compréhension de la part de votre équipe. Les deux peuvent aider à réduire la pression invisible qui pourrait ne pas être évidente pour les autres, jusqu’à ce que la conversation ait eu lieu.

Lorsque nous sommes prêts à discuter de notre santé mentale, il est important de savoir clairement ce dont nous avons besoin. Nous permettre de communiquer clairement nos besoins sans culpabilité est important. Ce qui est le plus utile pendant les épisodes d’anxiété, par exemple, sera différent pour chaque personne. Peut-être que c’est du temps seul, une distraction, une connexion physique ou de l’aider à démêler les pensées désordonnées (séparer ce qui est réel de ce que notre cerveau a exagéré). Nommer non seulement nos sentiments mais aussi communiquer nos besoins nous aidera à nous sentir plus en contrôle de notre environnement; réduire considérablement nos niveaux de stress. Il est important de discuter de nos expériences et d’être ouvert à l’écoute des autres pour aider à réduire la stigmatisation et à prospérer dans les moments difficiles, ensemble.

 

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Si vous avez besoin d’aide pour comprendre votre propre santé mentale ou si vous recherchez les prochaines étapes pour rechercher un traitement ou des mécanismes d’adaptation, cliquez ici pour obtenir des ressources utiles de l’ACSM ou visitez l’onglet Santé mentale de notre PAE  Lifeworks. Pour obtenir de l’aide supplémentaire ou des accommodements sur le lieu de travail, veuillez contacter en toute confiance votre représentant des ressources humaines ou appeler notre ligne d’assistance RH (1-877-MYHROSL).